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CPEDI*** de Mâcon La France 2ème de la Coupe des Nations

Le CPEDI*** de Mâcon-Chaintré était synonyme de rentrée pour les para-dresseurs français. Organisé pour la première fois au Pôle Hippique de Mâcon-Chaintré, cette édition est une réussite avec 9 nations représentées et 31 couples engagés.

10 couples français, majoritairement soutenus par l’association Handi Equi’ Compet qui promeut la compétition para-équestre en France, ont répondu présent et certains se sont particulièrement démarqués. Fanny Delaval en charge du para-équestre à la FFE confiait à l’issue de la compétition « Je suis contente de l’organisation de cette première édition qui offrait déjà un beau plateau de cavaliers et de nations. 

Il y a encore quelques détails techniques à régler mais dans l’ensemble je suis plutôt satisfaite et confiante pour la saison à venir. »

Retour sur les résultats sportifs :

En Grade IV, 4 cavaliers ont déroulé sous couleurs françaises.   Camille Jaguelin et Wimke obtiennent 64,505% le premier jour, 67,098% dans l’Individual Test et terminent plus positivement la compétition avec 70,200% dans la Freestyle du jeudi.

Dans la coupe des Nations, ils étaient 4 sélectionnés pour défendre le drapeau français. Camille Jaguelin et Wimke, Amandine Mazzoni et Verden d’Hanovre, Chiara Zenati et Swing Royal IFCE et Alexia Pittier avec Frauenheld.

Ils montent finalement sur la deuxième marche du podium juste derrière l’équipe belge et devant le Brésil.

Cheval Magazine du 22/01/2020

Camille Jaguelin, « Je suis parti de très loin avec cette jument »

Depuis 2016, Camille Jaguelin évoluait avec Wimke sur les concours internationaux de para-dressage. Ce week-end, le cavalier a annoncé sur les réseaux sociaux le départ à la retraite de sa jument, suite à une lésion du suspenseur. Camille est revenu sur son parcours avec Wimke, une jument pur jus !

Comment avez-vous évolué avec Wimke depuis vos débuts ?
J’ai eu Wimke en tant que cheval pour me lancer dans le niveau international. Au début c’était vraiment ma jument d’école pour commencer mais on a très vite formé un couple et évolué ensemble. Dès la première saison on a été sélectionné pour nos premiers Championnats d’Europe. On a fait beaucoup de chemin ensemble, traversé l’Europe ensemble, fait de nombreux classements. Mais on a aussi eu beaucoup de bas dès le début parce qu’elle était très compliquée, elle avait un caractère qui fait que j’étais un peu dépassé. Assez rapidement j’ai réussi à me mettre avec elle, à avoir plus confiance en elle et en moi. Jusqu’au jour où ça s’est vraiment stabilisé et là on a formé LE duo.

 

 

 

Votre plus beau souvenir à ses côtés ?
Toutes les compétitions que j’ai montées avec elle, ce n’était que des beaux souvenirs. Je n’arriverais pas à dire aujourd’hui quel était le plus beau. Forcément la sélection en Championnats d’Europe (à Göteborg en 2017), en fait partie parce que pour moi c’était un peu le graal c’était ce que j’ai toujours rêvé de faire. Maintenant, sur toutes mes épreuves elle m’a apporté quelque chose.

 

 

 

Que vous-a-t-elle appris durant toutes ces années ?
Elle m’a appris à être un cavalier très fin dans mon équitation, à la fois tonique et délicat, tout ce dont un cavalier de dressage a besoin. Elle m’a appris à faire attention à ce que je fais, à être très précis dans mes actions et dans mes demandes. Toutes mes actions, toute ma finesse, tout ma précision, c’est ce qui me donnait des points avec elle.

 

 

 

Quels étaient ses points forts sur le carré ?
C’était son élégance et sa finesse. Elle savait quand elle arrivait en piste, elle avait une concentration que je n’obtenais pas forcément à l’entrainement, elle devenait une autre jument. A la détente je me disais parfois « si ça se passe comme ça, c’est terminé » et j’arrivais en piste et d’un coup elle était la nuque en haut, les deux oreilles en avant et c’était parti.

 

 

 

La suite pour elle et pour vous ?
D’abord on va attendre de bien la remettre sur ses quatre pieds, on va lui faire tous les soins dont elle a besoin. J’attends que la jument soit bien rétablie pour lui mettre un poulain dans le ventre, je ne veux pas faire ça avant, je vais prendre le temps de bien m’occuper d’elle.
De mon côté, je suis à pied mais je suis en train de chercher des partenaires ou des gens qui voudraient investir avec moi dans un cheval pour les Jeux Paralympiques de Paris. Pour les jeux de Los Angeles on peut espérer que ce sera le poulain ou la pouliche de Wimke. Je suis parti de très loin avec cette jument. Quand je l’ai récupérée il fallait reprendre toutes les bases, le but c’était de l’emmener aux Jeux Paralympiques. Malheureusement la vie en a décidé autrement, c’est un pas en arrière mais on va en faire cinq en avant. Maintenant j’aimerais que ça soit son fils ou sa fille qui aille aux Jeux en son hommage.

© 2023   Camille JAGUELIN Coach Indépendant de Dressage et Cavalier de l'Équipe de France de Para-Dressage. créé avec Wix.com Toutes les photos et vidéos sont NON libre de droits. Design by Mickaël  JAGUELIN